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Témoignage d'un enfant victime de violence

Mes chers amis,

Nous aimerions aujourd’hui vous présenter le témoignage d’un de nos jeunes qui a subit très jeunes des violences familiales. Il est aujourd’hui fier de vous expliquez qu’il s’en ait maintenant sortit avec le Foyer Don Bosco !

 » J’étais le benjamin d’une famille de trois enfants. Mon papa avait deux femmes. Je ne connaissais pas bien ma maman, jusqu’aujourd’hui je ne l’ai plus revu. Elle m’a abandonné à mon papa, lorsque j’avais trois ans, suite à une dispute. Mon papa était sévère et nous punissait à moindre erreur. Je lui ai demandé maintes fois d’aller à l’école, mais il avait refusé faute de moyens. Je n’aimais pas les travaux champêtres ; pour cela mon papa me flagellait chaque fois que je refuse d’aller travailler aux champs. Un jour face à mon refus d’aller au champ, mon papa avec une lame, m’a coupé la peau et a mis du piment. Deux semaines après, il m’a attaché avec des cordes et a demandé à mon frère de me battre. Après avoir été battu, j’ai décidé de prendre la clé des champs.

J’avais sept ans quand je quittais la maison familiale pour une destination inconnue. J’allais errant de village en village. Je mendiais pour trouver de quoi manger. Un jour lorsque j’avais reçu beaucoup d’argent, je vins à Porto-Novo. A la capitale, je continuais à mendier en abordant les passants, et les jours de cultes je me promenais d’église en église, pour solliciter l’aumône. J’étais TOGBE au marché Ouando. Je portais des sacs de maïs et de riz pour les bonnes dames, je balayais les stands. Je dormais sous des hangards parfois au bord des voies ou dans le marché. Avec d’autres Togbé nous nous amusions et lorsque je ne trouvais pas à manger je volais. On m’a attrapé plusieurs fois, parfois j’étais battu, parfois ma victime avait pitié de moi lorsque je lui narrais mon histoire.

Un jeudi du mois de décembre, je me suis approché d’un homme pour demander de l’argent. Au lieu de me donner de l’argent, il me posa des tonnes de questions, je voulais fuir mais il m’a retenu et m’a demandé de ne pas avoir peur. Il m’a conduit au foyer Don Bosco à Cachi.

Arrivée au foyer Don Bosco, ma façon de vivre a changé. Cependant, j’ai fugué du foyer une fois suite à un mauvais comportement d’un animateur. Ce dernier était parti à ma recherche et lorsqu’il m’a trouvé, il m’a demandé pardon. Son geste m’a touché et m’a réconforté. Voir un adulte demander pardon à un enfant était du jamais vu pour moi. Depuis ce jour ma vision des choses à changer. Je m’appliquais dans les différentes activités du foyer. A cause de mon sérieux, du respect des autres et du travail que je fournissais, je fus inscrit à l’école.

A l’approche des congés et des vacances, le foyer me proposait d’aller passer quelques jours en famille. Mais je refusais car le souvenir de la violence de mon père me hantait. Pour moi, je ne voulais plus le voir ni le sentir. Avec les conseils des uns et des autres, j’ai commencé par aller rendre visite à mon père. Aujourd’hui j’ai treize ans et je suis au CM2. Mon souhait est de réussir au CEP, et devenir un directeur de société.

Chaque fois, je me dis que j’ai une histoire, en pensant à ces moments douloureux de ma vie, je pleure. Je commence à pardonner à mon père et à mon frère, mais c’est dur d’oublier. Le foyer a été pour moi une famille et demeure ma référence familiale. Grâce aux soutiens des différents partenaires techniques et financiers du foyer, moi aussi j’aspire à un rêve, je noue des espoirs. Que Dieu vous bénisse et vous garde, qu’il vous protège et vous comble de ses grâces afin que vous puissiez continuer l’œuvre que lui-même vous a confié. Merci de nous avoir visité et surtout ne nous oublies pas. »

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